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Roses Loubert aux Rosiers-sur-Loire : 2 500 nuances de rose

Il y a rose et rose. Dans la maison Roses Loubert, on les aime à la folie, passionnément, pour peu qu’il s’agisse de variétés anciennes et de rosiers botaniques. Amoureux de la rose de collection, voici votre paradis en cette période estivale.

 

Qu’est-ce qu’une rose ? Sous ses pétales, cette fleur cache des générations de jardiniers, rosiéristes et collectionneurs. Par leurs croisements et leurs soins jaloux, ils ont multiplié à l’infini les variétés, depuis l’églantier sauvage qui pousse sur les cinq continents, jusqu’à la rose rouge sang sous cellophane vendue aux amoureux.
Entre les deux, on trouve, par exemple, la Joasine Hanet (Glendora), la rose préférée de Jérôme et Isabelle Chéné, dirigeants des Roses Loubert depuis 2006. « Elle date de 1846. Je l’aime bien parce qu’elle est très odorante, produit beaucoup de fleurs, et aussi parce qu’elle est originaire d’Anjou », précise Jérôme. Comme tous les rosiers cultivés et reproduits sur les terres de Roses Loubert, il s’agit d’une variété ancienne, créée avant la Seconde Guerre mondiale. D’autres, comme la célèbre rose de Damas, remontent jusqu’au XVIIe siècle. Ces rosiers ont la particularité d’être particulièrement robustes. « Ils fleurissent moins que les variétés modernes, mais les fleurs sont plus parfumées, et ils nécessitent très peu d’entretien », une taille minimale, et aucun traitement contre le mildiou ou les pucerons.

 

20180524 RosesLoubert RoseraieConservatoire ThereseLoubert HD 3978Un Conservatoire de 2 500 roses anciennes
Ces rosiers portent surtout des histoires. « Il y a très longtemps que les collectionneurs de rosiers existent. Les roses prennent souvent le nom de « people » de l’époque, ça fait voyager dans le temps », évoque Jérôme.
Thérèse Loubert et son époux, qui ont créé la pépinière en 1963, se sont spécialisés, dans les années 80, dans cette branche des rosiers anciens et botaniques. Aujourd’hui, l’entreprise est certifiée « Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées », et cultive,  au nom de la préservation de ce patrimoine parfumé, 2 500 variétés différentes de rosiers. « Nous avons une collection de rosiers luxembourgeois, de rosiers normands, et on commence une collection de rosiers angevins. Dans notre région, environ 1 400 roses ont été créées, et il en reste environ 300 aujourd’hui. » Chaque année, en juin, le Conservatoire ouvre ses portes au public, aux Rosiers-sur-Loire, commune déléguée de Gennes-Val-de-Loire. Cultivés sur place, les rosiers Loubert portent fièrement depuis 2016 le label « Produit en Anjou », faisant renaître un des savoir-faire ancestraux de la région.

Des collectionneurs du monde entier
Certains collectionneurs viennent d’aussi loin que le Japon pour trouver, dans cette collection unique en Europe, LA rose qui manque à leur parterre. « Parmi nos clients, nous avons beaucoup de ducs, de duchesses, de descendants de créateurs de roses, souligne Jérôme. D’autres découvrent nos rosiers dans le cadre d’une fête des Plantes à laquelle on participe. On les aide à bien choisir, pour que la plante soit adaptée à son emplacement. » Et même sans roseraie monumentale ni parc, chacun peut alors, sur son petit bout de terre, faire refleurir les roses du passé.

 


Dates clés
Années 80 : début de la roseraie, et naissance du Conservatoire
2006 : reprise de la pépinière par Jérôme et Isabelle Chéné
2013 : création du site internet
2016 : label « Produit en Anjou »

Roses Loubert en chiffres
4 hectares de roseraie dédiés au Conservatoire des collections végétales spécialisées.
40 ans, et plus, l’âge de certains pieds de rosiers reproduits.
2 500 variétés présentes
25 000 pieds de rosiers produits en moyenne chaque année
3 personnes travaillant sur le site : Jérôme et Isabelle Chéné, et un salarié à mi-temps.
Site internet

À noter une idée de balade pour les amoureux des roses, Les Journées de la rose, les 12, 13, 14 et 15 juillet à Doué-en-Anjou.

 Article extrait du numéro 2 de la revue Cent un mille consacrée aux hommes et aux femmes qui font l'économie du Saumurois à lire ICI ou envoyer sur simple demande par mail.

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Photos : Coralie Pilard/Service communication Agglomération Saumur Val de Loire