Réduire la pollution en macrodéchets dans nos rivières
Déchets et eaux pluviales
Comprendre l'origine des déchets retrouvés dans les réseaux d'eaux pluviales et agir pour préserver nos rivières.
1. D’où proviennent les déchets que l'on retrouve à la sortie des eaux pluviales ?
Les déchets retrouvés dans les réseaux d’eaux pluviales peuvent provenir d’actes d’incivilités mais aussi d’actes involontaires. Tous ces déchets sont emportés par le vent, la pluie et finissent un jour dans le réseau d’eaux pluviales par ruissellement.
2. Qui agit contre ces déchets ?
Plusieurs acteurs « publics » réalisent des actions sur les déchets :
- Les communes via les agents municipaux et l’ensemble des services techniques réalisent un travail régulier de ramassage et de collecte des déchets sur la voie publique
- La Communauté d'Agglomération Saumur Val de Loire et Kyrielle réalisent de nombreuses actions pour collecter, réduire, trier les déchets. Retrouver toutes ces actions sur l’appli Kyrielle ou le site https://www.saumur-aggloproprete.fr
- La Communauté d’Agglomération Saumur Val de Loire via son service environnement réalise des actions pour collecter les déchets à la sortie des réseaux d’eau pluviales. Cette action répond à un appel à projet lancé par l’Agence de l’Eau de Loire Bretagne pour tenter de limiter les flux de pollutions plastiques qui transitent vers le milieu naturel. Elle comprend :
- La définition d’une stratégie d’actions qui permettra de réduire le volume de déchets qui atteint le milieu naturel.
- La pose de filets sur 3 sorties d’eaux pluviales pour permettre de mieux connaître les déchets qui transitent via les réseaux (volume, poids, type de déchets etc…).
📍 Cartographie des trois exutoires équipés :
- La définition d’une stratégie d’actions qui permettra de réduire le volume de déchets qui atteint le milieu naturel.
3. Quels déchets retrouve-t-on dans les eaux pluviales et dans la rivière ?
Pour avoir plus d’information sur les déchets qui transitent dans nos réseaux, la Communauté d’Agglomération Saumur Val de Loire a confié au Centre Permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) Touraine-Val de Loire une mission de caractérisation précise de ces derniers. Sur chaque site l'Agglomération réalise un échantillonnage d’environ 30 kg de matière interceptée par les filets (mélange de terre, de feuilles et de déchets) puis le CPIE trie, pèse et identifie les déchets selon un protocole standardisé (OSPAR) qui permet de comparer les données avec d’autres expérimentations en France. Une attention particulière est portée aux déchets en matière plastique car ils ont le plus d’impact sur les milieux naturels.
Le tableau ci-dessous dresse la synthèse des premiers relevés réalisés en automne sur les déchets interceptés entre mars et août 2025.
| Indicateur | Montreuil-Bellay | St-Hilaire-St-Florent | Saumur Leclerc |
|---|---|---|---|
| Déchets par kg de matière | 41 | 12 | 46 |
| Part du plastique sur le volume total des déchets interceptés | 96% | 97% | 86% |
| Top 3 des déchets les plus souvent retrouvés | • Fragments non identifiés de plastique • Films plastiques de paquets de cigarettes • Mégots de cigarettes |
• Mégots de cigarettes • Fragments non identifiés de plastique • Films plastiques de paquets de cigarettes |
• Mégots de cigarettes • Fragments de verre • Fragments non identifiés de plastique |
4. L'incidence de ces déchets
Les déchets d’origines humaines posent de nombreux problèmes de salubrité publique, de santé et de nuisances pour l’ensemble des espèces. Ils peuvent notamment devenir des pièges pour de nombreux animaux. Ingérés ils causent des blessures parfois mortels. Ils se fragmentent en particules fines, et certains déchets comme les nanoplastiques sont sources de nombreuses nuisances aussi bien pour la faune (dénutrition, contamination) que la santé humaine. L’ANSES (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail) étudie l’impact possible sur la maturation périnatale, et notamment la maturation du microbiote intestinale et du système immunitaire. Ces substances sont potentiellement nocives pour le fonctionnement du système hormonal et les systèmes reproductifs à cause du relargage d’additifs perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques (phtalates, bisphénols…).
En obstruant les canalisations ou les grilles, les déchets peuvent également entraîner des problèmes d’inondations par remontée du niveau d’eau dans le réseau.
Pour limiter les impacts, de nombreuses mesures peuvent être prises à l’échelle individuelle et collective. Des mesures dîtes « curatives » pour récolter et recycler les déchets. Ces mesures demeurent toutefois coûteuses et parfois difficiles à mettre en œuvre. Par anticipation il est également possible de « prévenir » ces impacts négatifs en réduisant notre propre production de déchets.
Comment agir au quotidien ?
🛒 Acheter en vrac
Réduire les emballages à usage unique.
Plusieurs commerces, entreprises, écoles et associations locales se sont lancées dans une démarche zéro déchets
À consulter : Les magasins vendant du vrac
💧 Opter pour des protections hygiéniques et des couches pour bébé lavables
Des aides existent pour en acheter :
💧 Utiliser une gourde
Privilégier l'eau du robinet pour éviter la production de déchets plastiques.
De nombreux points d’eau existent sur le territoire ; plusieurs cartographies existent dont https://watermap.fr
🔧 Réparer
Donner une seconde vie aux objets plutôt que de les jeter.
Besoin d’aide pour réparer ? Trouvez le réparateur qu'il vous faut et consultez toutes les dates des ateliers de co-réparations sur https://www.saumur-aggloproprete.fr/ateliers-co-reparation
♻️ Réemployer
Acheter d'occasion, prêter, donner ou louer.
À consulter :
Partenaire des associations solidaires Aspire et Emmaüs, ainsi que de L’Outil en main, Kyrielle encourage les usagers des déchèteries au réemploi.
🚭 Réduire les mégots
Utiliser un cendrier de poche ou arrêter de fumer !
📢 Sensibiliser
Parler autour de soi des bons gestes.


